Quatre sous-types de cellules souches leucémiques déterminent le succès du traitement
Les découvertes ouvrent de nouvelles voies pour vaincre la résistance
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Des scientifiques du Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ) et de l'Institut des cellules souches HI-STEM ont décrypté un mécanisme clé qui contribue à l'échec du traitement de la leucémie myéloïde aiguë (LMA). Ils montrent qu'il n'existe pas un, mais quatre sous-types différents de cellules souches leucémiques. Cette diversité pourrait expliquer pourquoi l'un des principaux médicaments contre la LAM n'agit pas suffisamment chez certains patients ou perd de son efficacité au fil du temps, ce qui entraîne la réapparition de la leucémie. Cette découverte jette des bases importantes pour des stratégies de traitement plus précises et plus efficaces à long terme, qui permettraient de surmonter spécifiquement les mécanismes de résistance.
Myéloblastes agranulaires dans un frottis de moelle osseuse d'un patient atteint de LAM-M1 montrant des variations de taille, de quantité de cytoplasme et de degré de basophilie cytoplasmique. (Coloration de Wright-Giemsa)
La leucémie myéloïde aiguë (LMA) est une forme agressive de cancer du sang qui touche principalement les personnes âgées et dont le pronostic est souvent sombre malgré l'amélioration des thérapies. Ces dernières années, le venetoclax, un médicament ciblé, a considérablement amélioré le traitement. En association avec d'autres médicaments, le vénétoclax donne souvent de bons résultats thérapeutiques dans la LMA et remplacera à l'avenir, du moins en partie, la chimiothérapie très agressive. Cependant, la LAM réapparaît chez presque tous les patients, généralement parce que certaines cellules souches cancéreuses deviennent résistantes au médicament.
Dans une étude récente, des chercheurs dirigés par Andreas Trumpp de HI-STEM et du DKFZ se sont concentrés sur les cellules souches de la LMA. Ces cellules rares sont considérées comme la "racine" de la maladie : elles peuvent s'auto-renouveler indéfiniment et sont responsables de la résistance au traitement et des rechutes. Les scientifiques ont examiné des échantillons provenant de plus de 150 patients atteints de LAM et ont démontré qu'il n'existe pas un seul type de cellules souches, mais au moins quatre sous-types distincts. Ils diffèrent par le stade de développement des cellules sanguines saines auquel ils ressemblent, et c'est précisément ce qui détermine leur réaction au traitement par le vénétoclax.
Les cellules souches échappent aux effets du médicament
Le vénétoclax bloque l'activité de la protéine BCL-2, qui assure la survie des cellules leucémiques. Ce blocage pharmacologique déclenche la mort cellulaire programmée (apoptose) dans les cellules cancéreuses du sang. Fait marquant : l'efficacité du médicament dépend fortement des mécanismes de survie sur lesquels s'appuient les cellules souches leucémiques. Alors que certains types de cellules souches sont particulièrement dépendants de la protéine cible du médicament, l'inhibiteur de l'apoptose BCL-2, d'autres utilisent d'autres stratégies de survie pour se protéger. La capacité des cellules cancéreuses à modifier leur état est particulièrement problématique. Sous la pression de la thérapie, elles peuvent se "reprogrammer" et passer à un état de résistance.
Les chercheurs ont observé que de nombreuses cellules leucémiques se transforment en un type de cellule moins sensible au venetoclax pendant le traitement. Ces cellules passent alors à une protéine apparentée (BCL-xL) pour assurer leur survie, échappant ainsi aux effets du vénétoclax.
Les sous-types de cellules souches répondent à des médicaments différents
La bonne nouvelle : L'étude identifie également des moyens concrets de surmonter la résistance au vénétoclax, par exemple en combinant le vénétoclax avec un inhibiteur de BCL-xL. Selon le sous-type de cellules souches leucémiques, les cellules cancéreuses répondent à des médicaments différents. Ainsi, certains types de cellules résistantes pourraient être traités spécifiquement avec des médicaments qui bloquent précisément leurs mécanismes de survie respectifs. Chez des souris auxquelles ont été greffées des cellules leucémiques provenant des patients concernés, les chercheurs ont pu montrer que ces thérapies combinées sont nettement plus efficaces que les traitements standard antérieurs.
Les biomarqueurs définissent les sous-types de cellules souches
Un autre résultat important de l'étude actuelle est que les différents types de cellules peuvent être identifiés à l'aide de biomarqueurs spécifiques. "Cela signifie qu'à l'avenir, il pourrait être possible de déterminer, au moment du diagnostic, quel patient bénéficiera le plus de quelle thérapie. Le traitement deviendrait ainsi plus individualisé, plus ciblé et potentiellement plus efficace", explique Alexander Waclawiczek, premier auteur de l'étude.
"Ces résultats devraient permettre à l'avenir de mieux adapter le traitement de la LAM aux caractéristiques biologiques de chaque cas et, en particulier, aux cellules souches leucémiques, plutôt que de traiter tous les patients selon un protocole similaire", ajoute Andreas Trumpp, responsable de l'étude : "L'étape suivante consisterait à tester cette nouvelle stratégie de traitement dans le cadre d'un essai clinique avec des patients atteints de LAM.
Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Anglais peut être trouvé ici.