Des ouistitis génétiquement modifiés comme modèle de surdité humaine
Un nouveau modèle de primate ouvre des perspectives importantes pour les futures thérapies géniques
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Pourquoi certaines personnes sont-elles incapables d'entendre dès la naissance, alors que leur oreille interne semble intacte ? L'une des causes possibles réside dans le gène OTOF. Ce gène joue un rôle central dans la transmission des signaux sonores des cellules ciliées au nerf auditif. Sans cette fonction, les informations acoustiques ne parviennent pas au cerveau. Des chercheurs du German Primate Center - Leibniz Institute for Primate Research, du University Medical Center Göttingen et du Max Planck Institute for Multidisciplinary Sciences ont maintenant, pour la première fois, généré des ouistitis chez lesquels ce gène a été désactivé avec précision. Les animaux sont en bonne santé et se développent normalement, mais ils sont sourds dès la naissance. Il s'agit du premier modèle de primate qui reproduit de manière réaliste les principales caractéristiques de la surdité humaine (Nature Communications).
La perte d'audition est l'un des troubles sensoriels congénitaux les plus courants chez l'homme. L'une des principales causes est un défaut du gène OTOF. Ce gène assure la production de la protéine otoferline dans l'oreille interne. Cette protéine est nécessaire pour que les signaux sonores passent des cellules ciliées au nerf auditif. Sans elle, l'oreille fonctionne toujours de manière externe, mais les signaux n'atteignent pas le cerveau.
Des ouistitis génétiquement modifiés L'équipe de recherche de Göttingen a utilisé l'outil d'édition de gènes CRISPR/Cas9 pour modifier précisément le gène OTOF dans des œufs de ouistitis fécondés, le rendant ainsi non fonctionnel dans la progéniture qui en résulte. Les embryons génétiquement modifiés ont ensuite été implantés dans une mère porteuse. Les animaux qui sont nés se sont développés normalement, mais ils étaient sourds dès la naissance. Des tests auditifs utilisant des méthodes électrophysiologiques, similaires à un EEG, ont confirmé la surdité, comme cela est également observé chez les patients présentant une anomalie du gène OTOF. L'absence de la protéine otoferline dans les cellules ciliées internes a confirmé l'inactivation génétique.
Une étape cruciale vers de nouvelles thérapies "Avec les ouistitis OTOF-knockout, nous disposons pour la première fois d'un modèle primate qui reproduit de manière réaliste la perte auditive humaine liée à l'OTOF", déclare Tobias Moser, directeur de l'Institut des neurosciences auditives au Centre médical universitaire de Göttingen. "Nous disposons ainsi d'un outil essentiel pour développer de nouvelles thérapies de manière plus ciblée et plus sûre, tout en tenant compte de leurs effets à long terme".
Le nouveau modèle comble un fossé important entre les modèles de souris, les systèmes de culture cellulaire et l'application clinique. Il permet des études dans des conditions plus proches du développement et de la physiologie de l'audition humaine que les modèles précédents. Ceci est particulièrement important pour le développement de nouvelles thérapies de l'oreille interne.
Une recherche complexe dans le cadre d'une collaboration interdisciplinaire "La création de primates génétiquement modifiés avec précision est un défi extraordinaire du point de vue de la reproduction et de la biologie moléculaire. Le fait que nous y soyons parvenus pour l'OTOF chez les ouistitis montre ce qui est possible lorsque la biologie de la reproduction, l'édition du génome et la recherche biomédicale et vétérinaire collaborent étroitement", déclare Rüdiger Behr, responsable de la plateforme de biologie des cellules souches et de régénération au Centre allemand des primates. Ce projet a été rendu possible grâce à une étroite collaboration interdisciplinaire entre les scientifiques du Centre allemand des primates, du Centre médical universitaire de Göttingen et de l'Institut Max Planck pour les sciences multidisciplinaires.
Perspectives pour la médecine du futur Le nouveau modèle constitue une base importante pour la poursuite du développement des thérapies géniques et d'autres approches innovantes dans le traitement des troubles de l'audition. L'objectif est de mieux comprendre leur sécurité, leur efficacité et leur stabilité à long terme. En outre, la modification génétique précise des ouistitis ouvre de nouvelles possibilités pour développer d'autres modèles de maladies et faire progresser les thérapies pour des maladies jusqu'ici incurables.
"Ce modèle représente une avancée majeure pour la recherche translationnelle", déclare Marcus Jeschke, professeur au Centre allemand des primates et au Centre médical universitaire de Göttingen. "Il permet de tester et d'optimiser les thérapies géniques OTOF et les implants cochléaires optogénétiques dans des conditions beaucoup plus proches de l'audition humaine que les modèles précédents."
Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Anglais peut être trouvé ici.
Publication originale
Tobias Kahland, Dimitri Leonid Lindenwald, Marcus Jeschke, Kathrin Kusch, Olena Tkachenko Eikel, Mara Uhl, Nancy Rüger, Charis Drummer, Bettina Wolf, Fritz Benseler, Nils Brose, Rüdiger Behr, Tobias Moser; "Generation of marmoset monkeys with a non-mosaic disruption of the OTOF gene as a model of human deafness"; Nature Communications, Volume 17, 2026-3-28