Quel âge avons-nous vraiment ?

Un test sanguin révèle l'âge biologique

23.03.2026
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Le vieillissement est un processus très individuel. Un consortium international coordonné par des chercheurs de Constance a mis au point une méthode qui utilise des biomarqueurs pour déterminer l'âge biologique d'une personne - un outil précieux pour la recherche sur le vieillissement et le développement de nouvelles approches en médecine préventive.

Est-il possible de tirer des conclusions sur l'état physique d'un adulte en fonction de son âge ? La réponse est : "Cela dépend". D'une part, il est bien connu que la capacité de fonctionnement du corps diminue avec l'âge, tandis que le risque de maladies liées à l'âge augmente avec le temps. Cependant, deux personnes du même âge peuvent également présenter des différences considérables en termes de vieillissement physique et de santé. L'âge chronologique d'une personne et son âge biologique ne sont liés que dans une certaine mesure. En effet, l'âge biologique reflète le processus de vieillissement physique réel d'une personne et dépend de différents facteurs tels que le mode de vie, la génétique et l'environnement.

Mais comment déterminer l'âge biologique le plus précisément possible ? Cette question est au centre des préoccupations du consortium international MARK-AGE. Dans le cadre d'une étude transversale menée dans toute l'Europe, les chercheurs ont identifié des changements liés à l'âge dans dix valeurs sanguines clés (biomarqueurs) chez les hommes et les femmes respectivement. Ces valeurs permettent de calculer l'âge biologique d'une personne. Dans une publication récente, sous la direction de Maria Moreno-Villanueva et Alexander Bürkle de l'université de Constance, le consortium a mis à l'épreuve ce "bioage score" et l'a utilisé pour identifier d'autres biomarqueurs cliniquement pertinents liés à l'âge biologique.

Un seul biomarqueur ne suffit pas

Dans le passé, la recherche sur le vieillissement a proposé divers biomarqueurs pour déterminer l'âge biologique d'une personne, mais aucun d'entre eux n'était à lui seul un indicateur suffisamment puissant. "Le processus de vieillissement biologique est très complexe. Il affecte tous les tissus et organes du corps et n'est pas le résultat d'une cause unique. Par conséquent, un seul biomarqueur ne suffit pas à déterminer de manière fiable l'âge biologique d'une personne", explique Morena-Villanueva. "De plus, il existe des différences dans la façon dont les hommes et les femmes vieillissent.

Le consortium MARK-AGE a donc choisi de développer une combinaison distincte de biomarqueurs pour chaque sexe, qui peut être utilisée pour calculer l'âge biologique d'une personne. À cette fin, les chercheurs ont analysé les données d'environ 3 300 participants à l'étude provenant de huit pays européens, et l'équipe a enregistré 362 biomarqueurs différents sur chaque participant. Après avoir analysé cet ensemble complet de données, l'équipe a sélectionné dix biomarqueurs clés par sexe qui ont été utilisés pour calculer le score bioage de chaque personne - une valeur reflétant l'âge biologique d'une personne.

Le vieillissement, un processus individuel

"Si nous examinons les scores de bioâge d'un grand nombre de personnes nées la même année, nous constatons un large éventail de valeurs. Cela montre très clairement que chaque personne a son propre processus de vieillissement biologique et, par exemple, que certaines personnes sont beaucoup plus jeunes biologiquement que leur âge chronologique ne semble l'indiquer", explique Morena-Villanueva. Les chercheurs ont également pu confirmer la validité de leur approche en comparant leurs calculs aux attentes correspondantes, à savoir si certains sous-groupes de personnes étaient biologiquement plus âgés ou plus jeunes que leur âge chronologique.

En effet, les résultats ont montré que la différence entre l'âge biologique et l'âge chronologique ("différence d'âge") est nettement plus importante chez les personnes atteintes de trisomie 21 - une maladie génétique qui est également liée à un processus de vieillissement plus rapide. Par ailleurs, les femmes de plus de 50 ans ayant reçu un traitement hormonal substitutif étaient biologiquement plus jeunes que celles qui n'en avaient pas reçu. Pour les fumeuses, la "différence d'âge" augmente avec le nombre total de cigarettes fumées au cours de leur vie, c'est-à-dire que le tabagisme accélère le vieillissement chez les femmes de la population MARK-AGE. "Dans le contexte des recherches actuelles sur les effets du tabagisme, du traitement hormonal substitutif ou de la trisomie 21 sur le vieillissement, tous ces résultats sont plausibles et confirment la validité de notre score de biovieillissement", explique M. Bürkle.

Un pas vers une nouvelle forme de médecine préventive

Les chercheurs ont également utilisé le score de bioâge pour identifier les biomarqueurs cliniquement pertinents dans leur ensemble de données qui ont un lien avec l'âge biologique, mais pas avec l'âge chronologique. Ils ont constaté que c'était le cas pour certaines valeurs de laboratoire qui sont généralement mesurées pour évaluer le statut osseux d'une personne, le métabolisme des lipides ou la fonction du système immunitaire : la 25-hydroxy-vitamine D, la HDL (lipoprotéine de haute densité) et la part des cellules T helper parmi les leucocytes (rapport CD3+CD4+/CD45+). Plus l'âge biologique d'une personne est jeune, plus les valeurs de ces marqueurs sont susceptibles de se situer dans une fourchette généralement considérée comme favorable à la santé. Cela suggère que ces marqueurs jouent un rôle direct dans le processus de vieillissement.

Dans l'ensemble, l'étude fournit des résultats importants pour la détermination de l'âge biologique et ouvre de nouvelles perspectives, tant dans la recherche sur le vieillissement qu'en médecine. "Des biomarqueurs fiables du vieillissement biologique constituent des outils essentiels pour suivre le processus de vieillissement, même chez les personnes en bonne santé, et pour identifier les personnes qui présentent un risque plus élevé de développer une maladie liée à l'âge ou une déficience physique. Cela pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches de médecine préventive individualisée", conclut M. Bürkle.

Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Anglais peut être trouvé ici.

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