28.09.2022 - Friedrich-Schiller-Universität Jena

Un inhibiteur d'enzyme ralentit la croissance des tumeurs

Une équipe de recherche découvre une nouvelle approche pour le traitement de certains lymphomes à cellules B

En collaboration avec des chercheurs de l'hôpital universitaire de Mayence, de l'université de Ratisbonne et de l'IRCM de Montréal (Canada), une équipe de recherche de l'université Friedrich Schiller d'Iéna a découvert une nouvelle approche thérapeutique pour le traitement des tumeurs malignes du système lymphatique. L'équipe dirigée par le Dr Christian Kosan de l'Institut de biochimie et de biophysique de l'université d'Iéna montre que le traitement de certains lymphomes à cellules B avec l'inhibiteur enzymatique "Marbostat 100" entraîne un ralentissement significatif de la croissance des cellules tumorales. Les chercheurs présentent leurs résultats dans la revue scientifique "Oncogene".

Les lymphomes à cellules B sont des tumeurs de cellules immunitaires spécifiques (lymphocytes B). Ces cellules, qui font partie des globules blancs, produisent normalement des anticorps et sont indispensables à l'organisme pour assurer une défense immunitaire efficace. Un gène spécifique appelé "MYC" est souvent impliqué lorsque les lymphocytes B se transforment en cellules tumorales, explique Christian Kosan. "Ce gène stimule initialement les cellules à croître plus rapidement et à se diviser, ce qui peut conduire à d'autres mutations et donc finalement à la formation de tumeurs."

Le facteur de transcription "Myc" joue un rôle clé dans la tumorogenèse

La protéine "Myc" codée par "MYC" est un facteur de transcription. "Elle se lie à l'ADN d'une cellule et régule ainsi l'expression de ses gènes cibles", explique Kosan, qui étudie "Myc" et ses fonctions depuis un certain temps. Un grand nombre de gènes humains sont directement ou indirectement régulés par "Myc". Dans les tumeurs, comme les lymphomes agressifs à cellules B, la quantité de la protéine "Myc" est fortement augmentée. "Notre objectif était donc de bloquer spécifiquement la fonction de "Myc" et de réduire la division accélérée des cellules tumorales", explique Kosan. Comme la protéine "Myc" est relativement petite et qu'elle offre peu de sites d'amarrage spécifiques sur sa surface pour d'autres molécules, elle est difficile à cibler. Les chercheurs ont donc emprunté une voie détournée : ils n'ont pas ciblé "Myc" directement, mais une enzyme qui interagit avec "Myc" et régule sa fonction.

Dans la présente publication, l'équipe dirigée par Christian Kosan a pu montrer que l'inhibition spécifique de cette enzyme (histone désacétylase 6) entraîne une diminution significative de la concentration de "Myc" dans les cellules tumorales. Les chercheurs ont traité des lignées cellulaires de lymphomes humains à cellules B avec l'inhibiteur d'enzyme "Marbostat 100" et ont constaté que quatre des cinq lignées cellulaires tumorales sont mortes. "Nous avons également pu montrer que, selon la concentration et la période de traitement de l'inhibiteur enzymatique, la protéine 'Myc' est dégradée dans les cellules tumorales", explique Kosan. Qui plus est, lors d'expériences menées sur des souris qui développent des lymphomes à cellules B en raison d'une mutation particulière et qui en meurent normalement, le traitement au "Marbostat 100" a permis d'augmenter considérablement l'espérance de vie. Sur 15 animaux atteints de tumeurs, 14 ont survécu pendant toute la durée de l'étude.

Une thérapie combinée pour traiter les tumeurs agressives

Christian Kosan et ses collègues veulent maintenant transférer les nouvelles connaissances acquises à d'autres types de tumeurs. Nous savons déjà que "Myc" joue un rôle non seulement dans les lymphomes à cellules B, mais aussi dans de nombreux autres types de cancer", explique Christian Kosan, qui souhaite donc examiner si l'utilisation du "Marbostat 100" pourrait également convenir au traitement d'autres cellules tumorales. L'objectif à long terme est de développer une thérapie combinatoire pour traiter les types de cancer agressifs. Jusqu'à présent, les lymphomes à cellules B ont été traités avec des médicaments chimiothérapeutiques agressifs, mais ceux-ci ont généralement des effets secondaires tout aussi importants. Nous voulons essayer de ralentir la croissance de la tumeur avec des produits thérapeutiques tels que l'inhibiteur enzymatique "Marbostat 100", de sorte que les produits chimiothérapeutiques puissent être administrés à des doses plus faibles ou sur une période plus courte, ce qui réduit les effets secondaires", explique M. Kosan.

Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Anglais peut être trouvé ici.

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