Découverte d'une protéine clé de l'audition
Une équipe de chercheurs de Marburg identifie un élément moléculaire reliant les cellules ciliées externes de l'oreille interne
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Une équipe de recherche de l'Université Philipps de Marburg a identifié une protéine jusqu'ici inconnue qui joue un rôle central dans la capacité auditive humaine. La protéine TMEM145 est un composant essentiel des cellules ciliées externes de l'oreille interne, ces cellules sensorielles qui amplifient le son et permettent ainsi d'entendre avec précision des sons très faibles. L'équipe du premier auteur Dennis Derstroff et du professeur Katrin Reimann de la clinique d'oto-rhino-laryngologie ainsi que du professeur Dominik Oliver de l'institut de physiologie et de pathophysiologie a pu montrer que TMEM145 forme une structure circulaire aux extrémités des cils sensoriels (stéréocils) et y organise la liaison mécanique avec la membrane dite tectoriale. Cette fine structure circulaire se trouve dans l'oreille interne au-dessus des cellules ciliées et transmet les vibrations sonores à leurs cils sensoriels. En l'absence de TMEM145, les cellules ciliées perdent ce couplage mécanique : Chez des souris génétiquement modifiées, cela entraîne une perte auditive sévère et une défaillance de la fonction d'amplification de la cochlée.
Amplificateurs biologiques dans l'oreille interne
Ces résultats apportent de nouveaux éclairages sur un mécanisme de l'audition qui n'était que partiellement compris jusqu'à présent. Dans l'oreille interne, le son provoque d'abord une vibration mécanique qui est ensuite traduite en signaux électriques, le langage du cerveau. Les cellules ciliées externes font alors office d'amplificateur biologique de la vibration sonore mécanique. La condition préalable est une liaison mécanique stable entre leurs stéréocils et la membrane tectoriale. "Nos résultats montrent que TMEM145 fonctionne comme un centre d'ancrage et d'organisation moléculaire qui permet la stimulation mécanique des cellules ciliées - une condition préalable pour que la fonction d'amplification de l'oreille interne puisse fonctionner", explique le professeur Katrin Reimann, responsable de l'étude.
Une fenêtre thérapeutique
Les résultats pourraient également être pertinents à long terme pour le diagnostic et le traitement des troubles auditifs. Plusieurs protéines qui interagissent avec TMEM145 sont déjà connues pour être à l'origine de troubles auditifs génétiques. TMEM145 est donc susceptible de devenir un gène candidat supplémentaire dans le cadre du dépistage génétique de la déficience auditive. En même temps, le modèle de souris indique qu'il pourrait y avoir une fenêtre thérapeutique avant que des dommages permanents ne surviennent - par exemple pour des approches de thérapie génique, comme celles déjà testées pour d'autres formes de surdité de l'oreille interne d'origine génétique. L'étude montre comment la recherche moléculaire fondamentale à Marburg conduit à de nouvelles perspectives pour la compréhension et le traitement des troubles auditifs.
Une recherche médicale imbriquée
Ce travail est un exemple de l'étroite imbrication de la médecine clinique et de la recherche fondamentale moléculaire à l'université de Marburg. Ici, les chercheurs de la clinique d'oto-rhino-laryngologie et de l'Institut de physiologie et de pathophysiologie travaillent en étroite collaboration pour comprendre les bases biologiques de l'audition et étudier leur importance dans les troubles auditifs. Cette collaboration est complétée par un réseau international de partenaires, dont des chercheurs de la Harvard Medical School de Boston et de l'University College London (UCL). "Cette coopération internationale combine différentes perspectives scientifiques - de l'expérience clinique aux modèles génétiques en passant par la biologie cellulaire moléculaire - et permet d'étudier de manière approfondie les mécanismes complexes de l'audition", explique le professeur Reimann. La combinaison de la recherche interdisciplinaire à Marburg et de l'étroite collaboration avec des centres internationaux de premier plan a été un facteur décisif pour le succès du projet. L'étude a été financée par la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG), le Medical Research Council britannique et les National Institutes of Health (États-Unis).
Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Allemand peut être trouvé ici.