26.07.2022 - Johann Wolfgang Goethe-Universität Frankfurt (Main)

Étude en laboratoire : l'effet des anticorps contre les variantes BA.1 et BA.2 d'Omikron s'estompe rapidement

Les variantes omicron BA.1 et BA.2 du virus du SARS-CoV-2, dominantes de décembre à avril environ, peuvent, après trois mois déjà, compromettre la protection contre l'infection offerte par les vaccins ou les infections surmontées. C'est ce que montre une étude réalisée à Francfort sous la direction de l'hôpital universitaire de Francfort et de l'université Goethe. En outre, selon l'étude, différentes préparations pharmaceutiques d'anticorps (anticorps monoclonaux) ont des effets très différents sur les deux variantes du virus. Les auteurs de l'étude soulignent donc l'importance d'adapter les mesures de protection aux modifications génétiques du virus.

La variante omicron du virus du SRAS-CoV-2 a été décrite pour la première fois en Afrique du Sud en novembre 2021. L'infectivité élevée du virus et sa capacité à produire rapidement d'autres variantes sont également devenues visibles en Allemagne : depuis janvier 2022, c'est d'abord la variante omicron BA.1 qui prédomine dans le pays, à laquelle s'est ajoutée la variante BA.2 au cours des mois suivants. Entre-temps, le virus a continué à muter et, depuis juin, les variantes BA.4 et BA.5 ont remplacé leurs prédécesseurs.

Le système de défense du corps humain est ainsi confronté à de grands défis : Lors d'une infection par le SRAS-CoV-2, des anticorps sont produits qui se lient aux structures de surface du virus et l'empêchent ainsi de pénétrer dans les cellules humaines. La protéine virale Spike joue ici un rôle central. C'est précisément cette protéine qui est modifiée à plus de 50 endroits dans les variantes Omikron par rapport au premier virus du SRAS-CoV-2 identifié à Wuhan. Conséquence : les anticorps formés après une infection ou une vaccination reconnaissent moins bien les variantes. C'est pourquoi les personnes peuvent à nouveau être infectées par un nouveau variant du SRAS-CoV-2 alors qu'elles ont surmonté l'infection, ou bien des percées vaccinales se produisent. La qualité de la réponse immunitaire à une infection ne dépend toutefois pas uniquement des anticorps.

Marek Widera et le professeur Sandra Ciesek de l'Institut de virologie médicale de l'Hôpital universitaire de Francfort et de l'Université Goethe ont étudié combien de temps les anticorps présents dans le sang pouvaient encore neutraliser les variantes virales Omikron BA.1 et BA.2 après une vaccination ou une maladie surmontée. Pour ce faire, ils ont recueilli des échantillons de sang de personnes doublement et triplement vaccinées (boostées), ont ajouté le composant sanguin liquide (sérum sanguin) contenant des anticorps, ainsi que des virus du SRAS-CoV-2, à des cellules en culture et ont observé combien de ces cellules avaient été infectées. Ils ont également déterminé la quantité d'anticorps dans chaque échantillon qui reconnaissait la protéine spike.

Résultat : six mois après la deuxième vaccination, les sérums testés n'avaient pratiquement plus d'effet neutralisant sur les variantes BA.1 et BA.2 de l'omicron. L'effet de la vaccination de rappel s'est également rapidement estompé : Certes, les sérums pouvaient encore très bien protéger peu après la vaccination de rappel, mais trois mois plus tard, l'effet protecteur n'était plus que très faible, de sorte que la majorité des sérums testés n'étaient plus en mesure de neutraliser les deux variantes du virus. "Cela s'explique par le fait que le titre d'anticorps dans le sérum - pour ainsi dire la quantité d'anticorps - diminue au fil du temps après une vaccination ou une infection", explique Widera. "Comme les anticorps reconnaissent nettement moins bien les nouvelles variantes du virus, un taux d'anticorps plus faible ne suffit alors plus à neutraliser les variantes du virus et à empêcher l'infection des cellules en culture cellulaire. Les données de cette étude ne permettent toutefois de tirer que des conclusions sur le risque de contagion et non sur la protection contre une évolution grave de la maladie". En effet, le facteur déterminant pour la défense immunitaire n'est pas seulement le titre d'anticorps, mais aussi la réponse immunitaire cellulaire, qui n'a toutefois pas été examinée dans cette étude.

Les résultats sont particulièrement problématiques pour l'utilisation d'anticorps monoclonaux, qui sont par exemple administrés à titre préventif aux patients dont le système immunitaire est affaibli, explique le professeur Sandra Ciesek. Ciesek est directrice de l'Institut de virologie médicale de l'hôpital universitaire de Francfort et dernière auteure de l'étude. Elle explique : "Nous avons étudié en laboratoire, à titre d'exemple, trois de ces anticorps monoclonaux et nous avons vu que leur efficacité dépendait très fortement de la variante du virus. Pour que nous puissions protéger les patients vulnérables avec de telles préparations, il est donc urgent de tester également sur les patients dans quelle mesure ces anticorps peuvent neutraliser les variantes virales actuellement répandues". Selon la virologue, les variantes virales BA.1 et BA.2 examinées dans l'étude ne sont certes plus répandues de manière dominante en Allemagne. "Notre étude montre toutefois que nous ne devons pas relâcher nos efforts pour adapter nos mesures de protection aux modifications génétiques du virus SRAS-CoV-2, c'est-à-dire actuellement aux variantes omicron BA.4 et BA.5".

Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Allemand peut être trouvé ici.

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