Un nouveau test montre quels antibiotiques sont réellement efficaces

"Notre méthode de test nous permet d'adapter les traitements antibiotiques aux souches bactériennes de chaque patient

15.01.2026
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Certaines bactéries pathogènes font le mort pour échapper aux antibiotiques. Un nouveau test les observe de près et permet de choisir des médicaments qui finissent le travail (image symbolique).

Les médicaments qui agissent contre les bactéries sont principalement évalués en fonction de leur capacité à inhiber la croissance bactérienne dans des conditions de laboratoire. Il est toutefois essentiel de savoir si les substances actives tuent réellement les agents pathogènes dans l'organisme. Des chercheurs de l'université de Bâle ont présenté une nouvelle méthode pour mesurer l'efficacité des antibiotiques à tuer les bactéries.

Les bactéries résistantes aux antibiotiques constituent l'un des plus grands problèmes de santé de notre époque. En raison de mutations, les bactéries résistent de plus en plus aux effets des médicaments courants, ce qui rend les infections de plus en plus difficiles à traiter.

Mais même sans résistance, les bactéries sont parfois capables de résister aux antibiotiques, en particulier lorsqu'elles sont en état de dormance. Bien qu'elles ne se reproduisent pas dans cet état, elles ne sont pas non plus tuées par les antibiotiques. Cela permet aux bactéries de se réveiller et de recommencer à se développer plus tard, par exemple après l'arrêt du traitement antibiotique. En particulier dans le cas de la tuberculose et d'autres infections complexes, dont le traitement prend plusieurs mois, il est crucial de sélectionner des médicaments qui tuent les bactéries et stérilisent complètement l'infection.

Les tests de laboratoire antérieurs indiquaient principalement si un médicament empêchait les bactéries de se développer, et non si les bactéries mouraient réellement. Des chercheurs dirigés par le Dr Lucas Boeck, du département de biomédecine de l'université de Bâle et de l'hôpital universitaire de Bâle, ont mis au point une nouvelle méthode permettant de mieux prédire le succès du traitement. Ils ont décrit cette nouvelle méthode dans la revue scientifique Nature Microbiology.

Filmer le destin de chaque bactérie

La méthode, que les chercheurs appellent "test antimicrobien sur cellule unique", est basée sur l'imagerie microscopique de millions de bactéries individuelles dans des milliers de conditions différentes. "Nous l'utilisons pour filmer chaque bactérie individuelle pendant plusieurs jours et observer si et à quelle vitesse un médicament la tue réellement", explique Lucas Boeck. Il est ainsi possible de mesurer précisément quelle proportion de la population bactérienne est éliminée par le traitement et avec quelle efficacité.

Pour démontrer sa méthode, l'équipe de recherche a testé 65 combinaisons thérapeutiques sur l'agent pathogène de la tuberculose, Mycobacterium tuberculosis. Les chercheurs ont également testé la méthode sur des échantillons bactériens provenant de 400 patients atteints d'une infection pulmonaire complexe différente déclenchée par Mycobacterium abscessus, qui est apparenté à l'agent pathogène de la tuberculose.

Des différences ont été observées, d'une part, entre les différentes thérapies et, d'autre part, entre les différentes souches bactériennes chez les différents patients. Les experts appellent ce phénomène la tolérance aux antibiotiques. Des analyses ultérieures ont révélé que certaines caractéristiques génétiques sont responsables de la capacité des bactéries à "supporter" le traitement antibiotique.

"Plus les bactéries tolèrent un antibiotique, plus les chances de succès thérapeutique sont faibles pour les patients", résume Lucas Boeck. Comparés aux données issues d'études cliniques et de modèles animaux, les résultats des tests antimicrobiens sur cellules uniques ont fourni un très bon reflet de la capacité des différents agents thérapeutiques à éradiquer les infections.

Avantages pour les patients et le développement de médicaments

La nouvelle méthode a jusqu'à présent été utilisée comme outil de recherche, mais elle pourrait également être utilisée dans les cliniques et l'industrie à l'avenir. Elle pourrait un jour être bénéfique à la fois pour les patients et pour le développement de médicaments, et ce à plusieurs égards, explique Lucas Boeck. "Notre méthode d'essai nous permet d'adapter les traitements antibiotiques aux souches bactériennes de chaque patient". Il ajoute qu'une meilleure compréhension de la génétique sous-jacente pourrait un jour permettre de réaliser des tests de tolérance aux antibiotiques encore plus simples et plus rapides et pourrait également contribuer à améliorer les estimations de l'efficacité des nouveaux médicaments au cours de leur développement.

"Enfin, ces données peuvent aider les chercheurs à mieux comprendre les stratégies de survie des agents pathogènes et ainsi jeter les bases de nouvelles approches thérapeutiques plus efficaces", conclut M. Boeck.

Note: Cet article a été traduit à l'aide d'un système informatique sans intervention humaine. LUMITOS propose ces traductions automatiques pour présenter un plus large éventail d'actualités. Comme cet article a été traduit avec traduction automatique, il est possible qu'il contienne des erreurs de vocabulaire, de syntaxe ou de grammaire. L'article original dans Anglais peut être trouvé ici.

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